vendredi, juillet 19, 2024

Quels sont les frais associés à l’assurance-vie en unité de compte ?

L’assurance-vie est aujourd’hui le contrat d’épargne le plus populaire parmi les épargnants français car il offre des rendements plus élevés que, disons, un compte d’épargne classique. Néanmoins, le prix de l’assurance-vie peut limiter les avantages que vous ou votre conseiller financier faites via les différents processus. Focus sur les différentes dépenses de l’assurance-vie en unités de compte, telles que les frais d’entrée, les frais de dossier et les frais d’arbitrage !


Définition de l’unité de compte de l’assurance vie

Un contrat d’assurance vie multisupports comportera fréquemment à la fois des fonds sûrs en euros et des unités de compte risquées. Une unité de compte (UC) est un type de support financier d’investissement qui est inclus dans une police d’assurance-vie. Les unités de compte sont des parts ou actions de valeurs mobilières, immobilières ou encore de biens structurés. Les unités de compte peuvent être divisées en zones géographiques ou en secteurs économiques selon :

– Les actions et les obligations ;

– Les fonds communs de placement ;

– La pierre de papier dans une SCPI ou un plan d’investissement collectif immobilier ;

– Les titres de créances.

Ainsi, les unités de compte d’assurance-vie vous permettent d’investir votre argent dans des actions sensibles aux fluctuations des marchés financiers, aux caractéristiques volatiles et éventuellement très rentables. Cependant, la perte en capital est toujours envisageable car l’argent investi est directement proportionnel à l’augmentation ou à la baisse des actifs. Ils font partie des instruments de placement qui permettent de générer des plus-values en fonction des fluctuations du marché. De ce fait, nous réservons l’assurance vie en unités de compte aux épargnants ayant une forte expertise du marché ou qui sont accompagnés par des spécialistes dans le cadre d’une gestion pilotée.

Quels sont les frais liés à l’assurance-vie en unité de compte ?

Contrairement à un livret, où vous déposez et retirez simplement de l’argent au besoin, l’assurance-vie en unités de compte nécessite une quantité modérée d’administration ainsi qu’un arbitrage pour ajuster l’épargne de distribution sur différentes unités de compte. C’est pourquoi les frais d’assurance vie sont incontournables.

1- Les frais d’entrée

Les droits d’entrée sont les premiers frais de l’assurance-vie en unités de compte que vous devez régler lors de la souscription de ce contrat. Ces frais, exprimés en pourcentage et se situant normalement autour de 3%, sont payés en une seule fois lors de la rédaction du contrat et donc lors de la constitution de votre compte d’assurance-vie. Chaque institution financière détermine le montant de ses frais d’assurance-vie et, notamment, ses frais d’entrée qui sont souvent négociables : ils peuvent être réduits si vous investissez une quantité substantielle ou vous engagez à effectuer des versements mensuels sur ce compte, par exemple.

2- Les frais de versement

Vous devez payer les frais de versement chaque fois que vous déposez des fonds sur votre compte d’assurance-vie en unités de compte. Le montant de ces frais, encore une fois, est exprimé en pourcentage et est déterminé par l’institution financière auprès de laquelle vous avez décidé de souscrire une assurance vie. Cela peut sembler contraignant, mais il est assez simple de réduire la perte de revenus liée à ces frais : il suffit de convenir d’une fréquence de paiement convenablement espacée, comme une fois par mois ou une fois par trimestre, par exemple. Ces dépenses sont également limitées à 5 % chaque année.

3- Les frais de gestion

Les frais de gestion traditionnels et les frais de gestion discrétionnaires sont les deux formes de frais de gestion. En effet, vous pouvez choisir de gérer vous-même vos achats d’unités de compte, auquel cas vous n’aurez qu’à vous acquitter des frais de dossier usuels, souvent compris entre 1% et 2% de l’encours.

Cependant, maintenir une assurance-vie en unités de compte par soi-même prend du temps et nécessite des connaissances spécifiques. De ce fait, la majorité des porteurs opte pour la gestion pilotée, également appelée gestion sous mandat. Dans ce cas, un gestionnaire professionnel s’occupe de tous les aspects de l’assurance-vie, entraînant des dépenses supplémentaires. Faire appel à un professionnel vous apporte plus de tranquillité d’esprit et augmente les performances de votre assurance vie. Néanmoins, des frais de gestion supplémentaires seront imposés. En général, ils sont compris entre 0,10 % et 0,40 % du capital du compte.

4- Les frais d’arbitrage

Comme indiqué précédemment, le fonctionnement de l’assurance-vie en unités de compte consiste à déposer de l’argent sur des supports financiers dans l’espoir de réaliser un gain en capital lorsque leur valeur augmente. Pour que cette méthode soit efficace, la répartition du capital doit être modifiée fréquemment, ce que l’on appelle l’arbitrage dans le cadre d’une gestion contrôlée. Les frais d’arbitrage, contrairement aux autres dépenses d’assurance-vie, ne sont pas toujours imposés en pourcentage. Ils peuvent évidemment l’être, et dans ce cas sont compris entre 0,5% et 1%, mais ils peuvent aussi être payés par transfert.

5- Le rachat et la sortie anticipée de capital

Des frais de rachat et de sortie anticipée supplémentaires sont associés à l’assurance-vie en unités de compte. En effet, l’assurance-vie étant un contrat à moyen ou long terme, la possibilité de retirer vos fonds tout au long du contrat peut entraîner des frais. Les frais de rachat ou de sortie anticipée sont également représentés en pourcentage et sont déterminés par chaque établissement financier. Cependant, ils sont légalement limités à 5 %. De même, ils ne peuvent être utilisés que pour les contrats signés depuis moins de dix ans.

6- Les frais de succession

Un autre avantage de l’assurance-vie en unités de compte est en matière de succession. En effet, ces assurances sont fréquemment considérées en dehors de la procédure successorale régulière, permettant d’exclure le montant existant sur celle-ci du legs soumis aux charges successorales. Cependant, gardez à l’esprit que cette restriction ne s’applique qu’aux versements effectués avant que l’assuré n’atteigne 70 ans. Ainsi, si vous souhaitez épargner pour une assurance-vie à transmettre à vos descendants, il est fortement conseillé de commencer les versements avant vos 70 ans.

Sources :