vendredi, juillet 19, 2024

Le fonctionnement de l’arbitrage dans l’assurance-vie : tout ce que vous devez savoir

L’arbitrage est une expression bien connue qui évoque des images pour chacun d’entre nous. Il y a plusieurs possibilités, des arguments de part et d’autre, et il faut choisir. Nous devons arbitrer et prendre des décisions dans de nombreux aspects de notre vie. C’est aussi le cas en matière d’assurance vie. L’arbitrage en cas de contrats multisupports consiste à répartir votre argent entre plusieurs supports d’investissement (fonds en euros, unités de compte, etc.). Cette méthode permet de répartir les risques tout en améliorant la performance. Comment fonctionne l’arbitrage en assurance vie ? Découvrez-en plus ci-dessous.


Comment définir l’arbitrage en assurance-vie ?

L’arbitrage consiste à peser les nombreuses options et à décider de la meilleure. Il s’agit d’une capacité nécessaire si l’on souhaite dépenser raisonnablement. Quel est le lien entre l’arbitrage et les contrats d’assurance-vie ? L’arbitrage, pour être précis, ne s’applique qu’aux contrats d’assurance vie « multisupports ». Lorsque vous décidez de souscrire un tel contrat, vous devez choisir comment déployer votre argent parmi les nombreux supports d’investissement disponibles (unités de compte, fonds en euros, etc.). Lors de la souscription d’un contrat d’assurance-vie, vous devez faire un premier choix d’investissement. Mais ce ne sera pas le dernier, car les marchés financiers et immobiliers varient et vous devrez peut-être vous adapter.

Vous devrez procéder à de nouveaux arbitrages pendant la durée de votre contrat d’assurance-vie. En d’autres termes, vous ou votre gestionnaire d’assurance vie transférez et réinvestissez votre argent d’un véhicule d’investissement à un autre. Grâce à l’arbitrage, votre contrat d’assurance-vie vous permet de réagir en permanence à l’évolution des conditions du marché. À tout moment, vous pouvez évaluer la répartition de votre capital entre les fonds en euros et les unités de compte, ainsi qu’à l’intérieur des unités de compte elles-mêmes.

Le fonctionnement de l’arbitrage

Vous avez réparti votre patrimoine entre actifs sûrs et volatils si vous avez choisi un contrat d’assurance-vie multisupports. En clair, cette répartition vous permet de ne pas mettre tous vos œufs dans le même panier. Après quelques mois ou quelques années, vous devrez peut-être ajuster cette répartition pour mieux l’adapter à la conjoncture économique ou à votre horizon d’investissement. Un jeune investisseur, par exemple, peut souhaiter opter pour une répartition plus agressive aux actifs risqués, tandis qu’un investisseur âgé peut souhaiter garantir son patrimoine. L’arbitrage nous offre un monde d’opportunités, que vous souhaitiez augmenter ou conserver vos fonds. Il vous permet d’optimiser en permanence votre épargne et d’adapter votre démarche en fonction des évolutions sociétales et de vos objectifs personnels.

Pourquoi utiliser l’arbitrage ?

Vous risquez de tout perdre ou de ne rien recevoir. C’est tout le contraire de l’objectif de l’assurance-vie. Ce placement financier permet de « ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier » puisqu’il repose sur la notion de répartition du capital sur plusieurs supports. L’investisseur peut optimiser ses placements en diversifiant ses supports d’investissement et en modifiant la répartition de son patrimoine dans le temps. L’arbitrage est donc le mécanisme le plus important d’un contrat d’assurance-vie multisupports. Grâce à ce système, l’investisseur peut toujours obtenir le meilleur rendement de son investissement. Pour certains investisseurs, l’arbitrage permet de pouvoir s’adapter facilement aux fluctuations du marché et de pouvoir ainsi en tirer un bénéfice au bon moment. Ainsi, la performance du placement est clairement optimisée.

Quelle est la différence entre un arbitrage manuel ou automatique ?

Vous choisirez une approche de gestion qui vous est propre en fonction de votre niveau d’expertise des marchés et des actifs financiers. Les plus expérimentés choisiront la gestion libre, tandis que les plus prudents choisiront la gestion pilotée. Qu’est-ce que cela change réellement ? L’épargnant dispose d’une totale liberté de choix dans le cadre d’une gestion libre. On parle fréquemment d’arbitrage manuel puisque c’est lui qui est aux manettes de chaque arbitrage. L’épargnant peut choisir de déplacer et de réinvestir ses fonds d’un véhicule d’investissement à un autre quand il le désire.

En assurance-vie en gestion pilotée, en revanche, l’épargnant charge son gestionnaire de contrat d’intervenir à sa place lorsqu’un arbitrage s’avère opportun. Votre argent est ensuite remis à un spécialiste financier qui maximisera le retour sur votre investissement. Du coup, on parle d’arbitrage automatique, car il n’a pas à vous contacter avant de rendre un jugement. Cependant, la gestion pilotée n’implique pas de lui confier aveuglément vos investissements et de lui laisser un contrôle total sur votre argent. Le cahier des charges de cet arbitrage automatisé est souvent défini en amont : l’argent à envoyer, le délai entre les virements, et les supports d’investissement ciblés.

Comment réaliser un arbitrage ?

L’arbitrage n’est plus un mystère pour vous. Ce processus, qui est au cœur de l’assurance-vie, en fait un placement flexible. Il sait s’adapter aux circonstances et à votre horizon de placement. Vous avez souscrit un contrat d’assurance-vie multisupport avec l’intention d’arbitrer ? L’arbitrage manuel et opportun est terminé en quelques minutes. Il vous suffit d’avertir votre direction d’Assurance Vie par lettre recommandée avec accusé de réception, téléphone, email, SMS ou en ligne sur le site internet de votre gestionnaire de la décision que vous désirez prendre dans l’immédiat. Vous devrez bien évidemment préciser la somme que vous désirez transférer, le support sur lequel vous désirez ôter votre argent, mais également vers quel support vous désirez investir.

Si vous estimez que cette procédure est trop complexe, il vous suffit alors d’opter pour la gestion pilotée de votre contrat d’assurance-vie.

Sources :