mercredi, juin 12, 2024

Faut-il choisir la location saisonnière ou plutôt la location à l’année pour mon investissement immobilier locatif ?


Investissement immobilier locatif : louer tout au long de l’année un bien meublé 

Les frais pris en charge par le locataire

En général, opter pour un contrat de location à l’année permet de faire des économies. Cela est dû à un certain nombre de facteurs. Tout d’abord, la loi du 6 juillet 1989 exonère le propriétaire des frais d’eau, d’électricité et de chauffage. Par conséquent, le locataire est responsable de toutes ses dépenses, ainsi que du prix de l’enlèvement des ordures et de l’entretien des parties communes. En outre, le locataire est responsable du paiement de la taxe d’habitation. C’est une économie importante pour le propriétaire !

De réels risques de loyers impayés mais une véritable stabilité

Étant donné que les locataires paient mensuellement et peuvent rester pendant une longue période, le risque d’arriérés importants est accru avec la location à long terme. En revanche, si le locataire est soigneusement sélectionné, la stabilité du revenu est attrayante. Vous n’avez pas besoin de publier des annonces sur de nombreux sites Web, vous gagnez du temps sur l’administration des locations et il n’y a pas de fluctuations de loyer (si votre locataire est bon payeur).

Investissement immobilier locatif : louer de manière saisonnière un bien meublé 

Une rentabilité plus conséquente en fonction de la zone géographique

La maison que vous souhaitez acheter se trouve-t-elle dans une région touristique populaire, comme une grande ville ou une station balnéaire ? La location saisonnière doit être bien étudiée car elle peut être bien plus rentable que la location à long terme. À Paris, par exemple, une location saisonnière est plus rentable qu’une location à l’année. En réalité, les loyers à long terme à Paris, Bordeaux et Lyon ont diminué d’environ 30% depuis plusieurs années. Cela s’explique en partie par l’essor des plateformes telles que Airbnb, Abritel et Booking, qui ont permis aux entreprises de répondre à une demande croissante. Néanmoins, la météo peut avoir une influence sur le tourisme dans les lieux touristiques (comme le bord de mer et la montagne).

Des démarches administratives conséquentes

En général, la législation impose des exigences supplémentaires pour la location saisonnière d’un logement. Les lois régissant les locations touristiques sont sans doute en train de se durcir. Comme indiqué précédemment, pour que votre logement soit rentable, il doit être occupé plus de 120 nuits par an à Paris. Or, si l’appartement que vous envisagez d’acquérir est censé être votre résidence principale, l’administration fiscale le considère comme un logement touristique et exige des démarches administratives particulières (enregistrement à la mairie, compensation financière, autorisation de changement d’usage, etc.) Ces règles auront une influence considérable sur le potentiel économique de votre bien, en fonction de son emplacement. C’est pour cette raison que vous devez prendre le temps de bien vous renseigner en amont avant d’opter pour ce choix, même si cela peut s’avérer très rentable par la suite.

Une gestion locative plus lourde

La rotation des locataires est, par définition, beaucoup plus élevée que pour la location à long terme. Cela implique une augmentation significative du temps de gestion. Vous devrez très probablement faire des allers-retours entre votre maison et votre location pour faire l’état des lieux au début et à la fin de la location, nettoyer, remettre les contrats de location (et ainsi de suite). Et si vous n’habitez pas à côté, vous devrez externaliser la gestion de votre propriété, ce qui représente une dépense supplémentaire.

Investissement immobilier locatif : quels sont les avantages de la location meublée ?

Que vous envisagiez de louer votre logement à l’année en meublé ou de manière saisonnière, sachez que vous pourrez bénéficier d’avantages fiscaux dans tous les scénarios. Les revenus d’une location meublée sont classés dans la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux (BIC) et non dans celle des revenus fonciers. Cela signifie qu’une partie de vos revenus locatifs peut être exclue de l’imposition. Il vous suffit de sélectionner le régime approprié (micro-BIC ou réel) en fonction de vos estimations de rentabilité !

Comme on peut le constater, les deux alternatives d’investissement n’offrent pas les mêmes avantages. En fonction des critères, vous aurez intérêt à choisir l’une de ces options. Il existe également une alternative : combiner les deux alternatives en louant quelques mois de l’année à long terme (par exemple, les locations étudiantes) et le reste à court terme (pendant les périodes plus touristiques, comme l’été, par exemple).

Sources :